Que s’explique ses noms d’El Capo, Cobra, Tigre, Polka, Capitol… : des « langages guerriers » des policiers

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Le commissaire Bara Sankharé, plus connu sous le pseudonyme « Cobra », et l’agent policier Makha Diop alias « El Capo », ont dominé l’actualité de la semaine. Ces deux policiers sont respectivement impliqués à tort ou à raison dans l’affaire dite de la pharmacie Serigne Fadilou Mbacké de la Patte-d’Oie et du meurtre du boulanger Mafatim Amar Mbaye à Thiès.

Prétexte pour SamseInfos de s’intéresser à ces pseudos collés aux policiers.

D’après des sources, les noms les plus utilisés dans les rangs de la police sont Tigre, Polka, Capitol, Porto, Polygone, El Capo, Bolivar, Cobra, entre autres.

« Ce sont pour la plupart des noms d’animaux choisis pour leur force, leur vitesse, leur efficacité ou bien leur capacité à résister face au mal », nous révèle-t-on. Notre informateur ajoute que c’est aussi le cas dans l’armée et la gendarmerie.

« Ça peut être aussi le nom des références, d’anciens policiers ou de guerriers reconnus pour leur bravoure ». A titre d’exemple, Simón Bolivar est un ancien général Sud-américain né au milieu du 18 ème siècle. Premier théoricien du Panaméricanisme, il a beaucoup contribué à la libération de l’Amérique latine de la domination espagnole.

Mais d’autres noms y sont volontairement ajoutés pour « marquer » la grade. Par exemple, dans ce jargon, « Alpha » désigne « commandant en chef du service », d’après toujours des informations.

Il faut par ailleurs noter que le choix de ces pseudos a plusieurs significations.

En effet, le plus souvent, c’est le nom donné à des unités dans la police. Des pseudos que le chef d’unité incarne d’office.

C’est d’ailleurs le cas pour « Cobra » qui est le nom d’une des unités à la sûreté urbaine du commissariat central de Dakar. Et le commissaire Bara Sankharé, qui a été porté à la tête de cette unité, n’a pas dérogé à la règle.

Par contre, il y a d’autres encore qui se choisissent des noms juste parce qu’ils sont animés par un esprit de guerrier. Makha Diop alias « El Capo », fait partie de ce lot. Car, l’on nous dit qu’il aurait inventé ce nom pour se faire remarquer parmi les siens.

« C’est un langage bien codé, un langage guerrier bien ancré dans la police ». Ça commence à l’école de police, au cours de la formation.

« C’est comme ce qui se passe à l’Université. Cela permet aussi de raffermir les liens entre les bleus et les plus anciens, mais aussi entre les formateurs et les élèves », nous explique-t-on.

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