Maroc : le roi appelle les banques à soutenir les jeunes

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Présidant la rentrée parlementaire, au lendemain du remaniement ministériel, le roi Mohammed VI a adressé un message au secteur financier en lui demandant de soutenir en priorité l’avenir de la jeunesse marocaine.

Le roi Mohammed VI a appelé vendredi 11 octobre les banques marocaines à « s’associer à l’effort de développement » du pays, en accompagnant les jeunes, très touchés par le chômage, et les petites et moyennes entreprises.

Il faut corriger la « perception négative » de « certaines catégories de la population » qui voient le secteur bancaire « comme un organisme ne recherchant qu’un profit immédiat et sans risque », a dit le souverain dans un discours prononcé à l’ouverture de la session parlementaire à Rabat.

43,2% des jeunes urbains sont au chômage

« Cette représentation est justifiée par des faits, tels que le difficile accès des jeunes entrepreneurs au crédit, le faible accompagnement des diplômés et des petites et moyennes entreprises », a souligné le monarque.

« Clé de voûte de toute stratégie de développement », les banques se concentrent sur les grandes entreprises et les investissements à l’étranger, notamment en Afrique a-t-il affirmé, souhaitant de leur part une « implication plus vigoureuse dans la dynamique de développement », pour accompagner les « activités génératrices d’emploi et d’insertion socioprofessionnelle ».

Le chômage, qui a légèrement baissé en 2018, de 10,2% à 9,8%, touche de plein fouet les jeunes : 3,4% des 15-24 ans sans diplôme sont au chômage, contre 17,2 % des diplômés. Selon les dernières statistiques officielles 43,2% des jeunes urbains de la même tranche d’âge sont au chômage.

Dans son dernier rapport, la Banque mondiale estime que près du quart des 35 millions de Marocains peuvent « être considérés comme pauvres ou menacés de pauvreté », jugeant ce nombre « étonnamment élevé ».

Le gouvernement marocain table sur une croissance économique de 2,9% en 2019, en phase avec la baisse régulière enregistrée depuis la fin des années 2000 –la croissance s’établissait en moyenne autour de 4,8 % entre 2000 et 2008.

En juillet dernier, la Banque centrale marocaine analysait la situation de la croissance et de l’emploi comme une conséquence directe de « l’atonie de l’investissement privé ».

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