Crise anglophone au Cameroun : la guerre des lobbyistes fait rage à Washington

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Yaoundé tente de refaire sa réputation à Washington, qui accentue sa pression pour pousser les autorités camerounaises à accepter « un dialogue sans pré-condition » pour résoudre la crise dans les régions anglophones. Au centre du dispositif : un cabinet de lobbying proche des Républicains, qui a décroché un contrat de 220 000 dollars pour redorer l’image du gouvernement camerounais.

La tension monte inexorablement entre les États-Unis et le Cameroun. Alors qu’à Washington, sanctions et prises de positions critiques envers les autorités camerounaises se multiplient, à Yaoundé, la contre-offensive s’organise. Le Cameroun a confié à un cabinet de relations publiques proche des républicains la charge de promouvoir une « image positive et favorable », aussi bien auprès de l’opinion publique que des décideurs politiques américains.

Depuis le début du mois de juillet, deux mesures inédites ont été prises par des institutions américaines à l’encontre des autorités camerounaises. Le 2 juillet, c’est le département d’État – équivalent du ministère des Affaires étrangères –  qui a pris une sanction visant le colonel Jean Claude Ango Ango, inspecteur général de la gendarmerie nationale, ainsi que ses proches. Ce haut cadre du ministère camerounais de la défense a été notifié d’une interdiction de séjour sur le sol américain en raison de « son implication dans d’importantes opérations de corruption ».

Le 23 juillet, c’est le Congrès qui adoptait à son tour une nouvelle résolution très critique, condamnant « les abus commis par les forces de sécurité » dans le cadre du conflit en zone anglophone. Ladite résolution recommandait également « un dialogue sans pré-condition » pour résoudre ce conflit, alors même que Yaoundé continue d’exclure la sécession de toute discussion sur la sortie de crise.

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